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• ARTICLE PARU DANS L’EDITION DU 09.02.05

Des "bénévoles rétribués" pour les sorties d’école, à Paris

LE MONDE, 13h59
mardi 8 février 2005

"une forme originale de bénévolat rétribué où la dimension citoyenne sera importante".

En clair, après Lyon, Paris s’apprête à recruter, dans chaque quartier concerné, des retraités, des mères au foyer, ou des étudiants qui, moyennant une rétribution de 300 euros net par mois, assureront huit à douze heures de surveillance par semaine.

La suppression, par l’Etat, du dispositif des emplois-jeunes oblige la Ville de Paris à revoir son dispositif de surveillance des sorties d’école. Des retraités, des mères de famille et des étudiants devraient, d’ici à 2007, assurer la surveillance des 250 "points école sécurisés" de la capitale. Ils remplaceront progressivement les 500 agents locaux de médiation sociale (ALMS) recrutés par la Ville, en 2001, avec le statut d’emplois-jeunes. Sur les 500 ALMS embauchés il y a quatre ans, 390 sont encore en poste actuellement. Une quinzaine d’entre eux, en moyenne, quittent, chaque mois, la fonction et ne sont pas remplacés. Ce dispositif avait été lancé par la Ville de Paris en accord avec la préfecture de police pour permettre à celle-ci de recentrer ses fonctionnaires de police sur leurs "missions essentielles" de prévention et de répression.

ENVIRON 80 PERSONNES

Sur les 250 "points école", 200 étaient ainsi surveillés, depuis 2001, par des emplois-jeunes et seulement 50 - les plus dangereux - continuaient à être pris en charge par des policiers ou des agents de surveillance de Paris (ASP), les ex-pervenches, qui sont les deux seules catégories habilitées à verbaliser. Le dispositif de substitution dont Christophe Caresche, adjoint (PS) au maire de Paris chargé de la sécurité, a annoncé, lundi 7 février, la mise en œuvre, "à titre expérimental" dans un arrondissement test, s’inspire du système actuellement en vigueur à Lyon. Il s’agit, pour M. Caresche, d’instaurer "une forme originale de bénévolat rétribué où la dimension citoyenne sera importante". En clair, après Lyon, Paris s’apprête à recruter, dans chaque quartier concerné, des retraités, des mères au foyer, ou des étudiants qui, moyennant une rétribution de 300 euros net par mois, assureront huit à douze heures de surveillance par semaine. "Il ne s’agira pas d’un emploi, précise M. Caresche, mais plutôt d’une activité complémentaire."

Environ 80 personnes devraient être recrutées d’ici à la fin 2005, par le biais des centres d’action sociale et des mairies d’arrondissement. Une formation minimale leur sera dispensée par la préfecture de police et ils porteront un gilet fluo portant l’inscription "Mairie de Paris - Sécurité école".

Quant aux 390 emplois-jeunes assurant actuellement la surveillance des sorties d’école et dont la disparition est programmée, la Ville indique que trois sur quatre ont pu bénéficier de formations " qualifiantes et diplômantes" pendant la durée de leur contrat, notamment dans les métiers du secteur social. Selon M. Caresche, sur les 500 recrutés, une centaine auraient, via les concours, intégré l’administration parisienne.

Christine Garin


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