AGI !
APPEL DES 200 POUR UN NON DE GAUCHE AU TRAITE CONSTITUTIONNEL EUROPEEN

Réunions-Débats à Chambéry et au Bourget-du-lac

jeudi 10 mars 2005

Le Collectif de Savoie de l’Appel des 200 propose aux étudiants de Chambéry deux réunions-débats d’information sur le traité constitutionnel €uropéen :

A Jacob, le 23 mars à 18 h, amphi 1

Au Bourget, le 5 avril à 12h30 Amphi Vanoise

Collectif Savoyard de l’Appel des 200 : www.appel-200-savoie.org/blog/

"L’Europe ne dit pas ce qu’elle fait ; elle ne fait pas ce qu’elle dit. Elle dit ce qu’elle ne fait pas ; elle fait ce qu’elle ne dit pas. Cette Europe qu’on nous construit, c’est une Europe en trompe l’œil." Pierre BOURDIEU

Oui à l’Europe, non au Traité constitutionnel européen !

La « constitution » adoptée par les chefs d’états et de gouvernements en 2004 fixe dans le détail toutes sortes de choix politiques, économiques et sociaux qui relèvent d’un débat démocratique régulier et qui doivent pouvoir être modifiés selon les vœux que le peuple exprime à chaque élection. Cet ensemble de dispositions précises et contraignantes va toujours dans le même sens : la domination du marché, la liberté d’action des capitaux et des firmes transnationales. Au fronton de cet édifice est gravé le principe fondateur de l’Union européenne : celui d’un « marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée ».

Cet objectif, qui est au cœur des traités européens, lamine la protection sociale, incite à l’allongement de la durée du travail et à sa flexibilité, encourage à la régression sociale dans chacun des pays de l’Union. Les droits des chômeurs et des salariés sont remis en cause, le chômage et la précarité s’accroissent sous l’effet des politiques économiques libérales. C’est aussi sur ce principe qui, malgré toutes les déclarations d’intention sur les « Services d’Intérêt Economique Général » organise la destruction des services publics par leur ouverture à la concurrence et leur privatisation. C’est lui encore qui encourage les délocalisations et le dumping social à l’image du projet de directive de libéralisation des services (Bolkenstein).
La « charte des droits fondamentaux » qui y a été intégrée ne crée pas un droit social susceptible de rééquilibrer le droit à la concurrence. De plus, elle est inacceptable sur de nombreux points : elle remplace le droit à l’emploi par le droit de travailler, elle ne reconnaît pas le droit de grève européen et elle refuse l’égalité des droits à ceux qui résident en Europe sans posséder la nationalité d’un Etat membre.

Si ce texte était ratifié, sa modification ultérieure demanderait l’accord des 25 pays membres, ce qui est, de fait, quasiment impossible. Ainsi, non seulement les choix politiques et économiques échapperaient au débat public et à la décision démocratique, mais toute avancée sociale deviendrait chimérique.
Enfin, cette Europe libérale là représente une grande menace pour l’idée européenne elle-même, en favorisant l’essor dangereux de populistes réactionnaires, des droites « souverainistes » et de l’extrême-droite xénophobe et raciste.

Il est urgent de donner à l’Europe de nouvelles fondations qui l’émancipent du libéralisme financier prédateur, qui la réconcilie avec le progrès social, la paix, la démocratie et la coopération entre les peuples de la planète.


titre documents joints

Jacob Bellecombette

14 mars 2005
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Bourget du Lac

14 mars 2005
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