AGI !

Une issue positive mais provisoire dans le conflit des chercheurs

vendredi 9 avril 2004 par Alain

Une semaine après sa formation, le gouvernement a donné satisfaction aux chercheurs en colère en cédant à leurs principales revendications sur l’emploi scientifique, mettant fin à une crise sans précédent qui secoue les laboratoires publics depuis plus de trois mois.

PARIS, 7 avr (AFP) -

"550 postes statutaires seront proposés au concours dans les délais les plus courts, à raison de 200 emplois de chercheurs et de 350 emplois d’ingénieurs et de techniciens", a annoncé devant la presse le ministre de l’éducation nationale et de la recherche François Fillon. Les emplois de chercheurs seront pourvus dès cette année, a-t-il précisé. La transformation de 550 postes statutaires en emplois contractuels dans le budget 2004 avait mis le feu aux poudres dans les laboratoires et constituait le principal point de blocage du conflit.
M. Fillon, qui avait à ses côtés le ministre délégué à la recherche François d’Aubert, a annoncé également la création de 1.000 nouveaux emplois à l’université, 300 pour la rentrée 2004 et 700 en janvier 2005. "J’ai entendu les besoins immédiats exprimés par les laboratoires et les universités", a commenté M. Fillon. "Nous avons décidé sur instruction du président de la République et du Premier ministre de mettre un terme" au conflit "en remettant les postes que les chercheurs demandaient", a-t-il ajouté quelques instants plus tard à France 3. Le ministre a indiqué qu’il avait obtenu "en échange que l’ensemble de la communauté de la recherche française s’engage dans un processus (...) qui doit aboutir à la fin de l’année 2004 à une réforme profonde de la recherche française".

Ces mesures ont été accueillies avec enthousiasme par le collectif "Sauvons la recherche", qui mène ce mouvement de révolte contre "l’asphyxie financière" des laboratoires. "C’est un grand jour pour la recherche française", a déclaré M. Trautmann devant la presse.

loi d’orientation

"Nous avons obtenu tout ce que nous voulons pour les mesures d’urgence", a-t-il expliqué. "Le résultat, on y est arrivé avec des armes particulières, avec très peu de moyens et beaucoup de solidarité", a-t-il ajouté. "Ce qui est sauvé, c’est cette situation d’urgence, on a arrêté une hémorragie, il faut maintenant transformer l’essai", a encore dit M. Trautmann.
"Ce sont des propositions qui nous semblent un geste significatif vers les universités françaises. Ces décisions nous conviennent", a déclaré de son côté le premier vice-président de la conférence des présidents d’université (CPU), Michel Laurent.
Ces décisions ont été également bien accueillies par le SNCS-FSU, le premier syndicat de chercheurs. "C’est une bonne sortie de crise", a déclaré à l’AFP son secrétaire général Jacques Fossey.
Le syndicat étudiant UNEF (gauche) s’est félicité des annonces de créations d’emplois, estimant qu’elles allaient "dans le bon sens".
M. Fillon a confirmé d’autre part qu’une loi d’orientation et de programmation sur la recherche, l’un des revendications des chercheurs, serait "élaborée par le gouvernement et proposée au Parlement cet automne au terme d’une procédure associant tous les acteurs de la recherche".
"J’ai été ministre de la recherche il y a huit ans. A l’époque, on ne pouvait même pas discuter de l’idée d’une réforme de la recherche, aujourd’hui on peut le faire, je crois que c’est ce qui est important" a-t-il conclu.

pc-im/fjb/ei


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 890 / 74587

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Revue de presse   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.16 + AHUNTSIC

Creative Commons License