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LEMONDE.FR /20.10.05/

Mobilisation nationale dans les hôpitaux pour réclamer davantage de moyens

jeudi 20 octobre 2005

Les quelque 800 000 agents de la fonction publique hospitalière (personnels soignants, ouvriers, agents administratifs, cadres, etc.) sont appelés par les fédérations santé CGT et SUD à faire grève, jeudi 20 octobre, et à manifester à partir de 13 heures à Paris, de la gare Montparnasse jusqu’au ministère de la santé, avenue de Ségur (7e arrondissement de Paris).

Plusieurs syndicats de praticiens hospitaliers (Amuhf, CPH, CMH, intersyndicale de défense de la psychiatrie) se sont joints à cet appel. Le cortège parisien défilera derrière une banderole indiquant : "Salariés, usagers, ensemble, des moyens pour la santé et l’action sociale", a précisé la CGT.

Par ailleurs, la journée se traduira aussi localement par des rassemblements devant des caisses primaires d’assurance-maladie, des assemblées générales et des distributions de tracts, selon la CGT et SUD.

Sur le terrain, les soins aux patients ne devraient pas être affectés, les hôpitaux étant soumis à un service minimum. "Notre message est le suivant : ’il faut des budgets supplémentaires pour les hôpitaux publics. Nous sommes inquiets de ce qu’est en train de devenir le service public hospitalier’", a déclaré Nadine Prigent, secrétaire générale CGT. Les questions "d’emploi, de formation, de qualification, de salaires feront partie des principales revendications", a-t-elle ajouté. Du côté du gouvernement, le ministre de la santé, Xavier Bertrand, qui a fait de l’hôpital sa "priorité de la rentrée", devrait annoncer des mesures avant la fin de l’année.

"ASPHYXIE BUDGÉTAIRE"

La journée d’action s’inscrit à quelques jours du début de l’examen à l’Assemblée nationale, mardi prochain, du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2006. Celui-ci prévoit que l’enveloppe accordée l’an prochain aux hôpitaux publics sera en progression de 3,44 % par rapport à 2005. Or, selon la Fédération hospitalière de France (FHF), qui représente tous les hôpitaux publics, un taux de 4,32 % aurait été le "taux minimum absolument nécessaire pour assurer le strict maintien des moyens actuels".

"L’asphyxie budgétaire dans laquelle se retrouvent de nombreux établissements dès cette période de l’année n’améliore pas les conditions de travail dans des hôpitaux déjà confrontés à des problèmes de pénurie de personnels - infirmiers entre autres", a commenté Thierry Lescant, secrétaire national SUD-Santé. "C’est le soin lui-même qui est attaqué", a-t-il mis en garde.

Selon lui, les réformes prises dans le cadre du plan Hôpital 2007 - la nouvelle organisation interne, ainsi que la réforme du financement des hôpitaux avec la tarification à l’activité - poussent les "hôpitaux dans le rouge".

Chez les urgentistes hospitaliers, Patrick Pelloux, a indiqué qu"’une délégation" de l’Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amhuf), qu’il préside, défilera en soutien "à la défense du service public".

Dans le secteur psychiatrique, qui souffre d’un manque d’effectifs, l’intersyndicale de défense de la psychiatrie publique (Idepp) appelle aussi à la journée d’action contre "la réduction de l’offre de soins, la dégradation des conditions de travail" , et pour "des mesures urgentes concernant la démographie"

Avec AFP


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