AGI !

Loi du 03 avril 1955... Stoppons les violences, rétablissons les solidarités...

jeudi 10 novembre 2005

Mardi 15 novembre

18h00

à la Sasson (bd de la Colonne, Chambéry)

NON A L’ETAT D’URGENCE

OUI AUX URGENCES SOCIALES

ARRET DES EXPULSIONS

JUSTICE, RESPECT, EGALITE DES DROITS !

Confronté à une révolte née de l’accumulation des inégalités et des discriminations dans les
banlieues et les quartiers populaires, le gouvernement vient de franchir une nouvelle étape dans
l’escalade sécuritaire. Au moment où les conflits sociaux s’enchaînent et où se prépare un
mouvement majeur pour la défense de l’emploi, du pouvoir d’achat, des services publics,
essentiels à la préservation des équilibres sociaux et à la vie des quartiers, le gouvernement
tente une manœuvre de diversion en provoquant sciemment les jeunes des quartiers
populaires et en prenant des mesures d’exception pour assurer le maintien de l’ordre. Cela est
dangereux.

Cette loi, rédigée pour permettre la répression du mouvement national algérien, autorise des interdictions de séjour pour « toute personne cherchant à entraver de quelque manière que ce soit l’action des pouvoirs publics », des assignations à résidence « pour toute personne dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public », la fermeture des « lieux de réunion de toute nature » et l’interdiction des « réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre ». Le gouvernement a même prévu des perquisitions de nuit et vient de décider d’expulser tous les étrangers interpellés au cours des émeutes, y compris ceux en situation régulière. C’est la porte ouverte à l’arbitraire.

Cette crise n’est ni celle de l’immigration, ni celle de la jeunesse, ni celle des banlieues. C’est avant tout une crise sociale qui a laissé se développer la pauvreté, le chômage, les discriminations, l’exclusion, le délabrement des quartiers d’autant plus que pouvoir et patronat refusent de prendre en compte ce qui s’exprime dans les manifestations, dans les grèves ou dans les dernières consultations politiques.
Rien ne peut justifier les violences et les destructions, mais l’urgence c’est le social et la démocratie et non pas l’exclusion, la haine ou une législation d’exception héritée de la période coloniale. On sait où mène le cycle bien connu qui enchaîne provocations et répressions et quels résultats il permet d’obtenir.

Organisations signataires :

LES ALTERNATIFS, LIGUE COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE, PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS, RAS L’FRONT, SUD-SOLIDAIRES


titre documents joints

10 novembre 2005
info document : PDF
85.9 ko

Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 521 / 74587

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Ça nous regarde  Suivre la vie du site Local   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.16 + AHUNTSIC

Creative Commons License