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Sécu : partis, syndicats et associations pour une "réforme alternative"

jeudi 15 avril 2004 par Alain

Des partis politiques de gauche, des syndicats et des associations se réunissent autour d’un appel proposant une "réforme alternative" du système de santé, a annoncé jeudi la fondation Copernic, à l’initiative de ce texte.

PARIS, 15 avr (AFP) -
Parmi les 100 premiers signataires se trouvent des économistes, des
sociologues, des syndicalistes (FSU, G10), des responsables du PCF
(Marie-George Buffet, Alain Bocquet), de la LCR (Olivier Besancenot, Alain
Krivine), des Verts (Noël Mamère), du MRC, ainsi que des responsables
d’Attac et de l’Apeis (chômeurs).
Le texte s’attaque à un gouvernement "toujours dans la logique des
propositions du Medef" et dont le projet de réforme s’appuira sur le déficit
de l’assurance maladie, "prétexte pour promouvoir une privatisation du
système". Ce déficit devrait s’élever à près de 30 milliards d’euros en
cumulés à fin 2004.
Les signataires jugent "urgente" l’intervention conjointe des syndicats,
des acteurs du système de santé et des usagers pour "empêcher une
contre-réforme libérale de la santé, comme celle des retraites".
Pour eux, "une véritable réforme doit se fixer comme priorité de lutter
contre les inégalités d’accès aux soins notamment par le relèvement des taux
de remboursements de la couverture de base pour aller vers la prise en
charge complète des soins".
"Cela oblige à poser avec force la question du financement, qui mérite
débat, à l’heure actuelle interdit", estiment-ils, avançant des propositions
à court et long termes.
Les cotisations sociales, première source de financement de la Sécu,
doivent le rester, permettant un lien avec l’entreprise, "lieu de création
des richesses".
Il faudrait en premier lieu, pour augmenter les ressources de la Sécu,
"relever la part des salaires dans le partage de la valeur ajoutée qui a
baissé de plus de 10 points en 20 ans".
Mais face à l’urgence, "il faut un relèvement immédiat du taux des
cotisations patronales".
Les signataires préconisent aussi une mise à contribution des revenus
financiers des entreprises et des institutions financières (165 mds EUR en
2002) au même niveau que les salaires : leur appliquer le taux des
cotisations patronales apporterait "plus de 20 mds EUR par an".
Pour le long terme est avancée l’idée d’une "modulation des taux de
cotisations patronales".
Ainsi, "les entreprises qui licencient et compriment les salaires se
verraient appliquer un taux élevé, alors que celles qui développent
l’emploi, les salaires et la formation se verraient appliquer un taux plus bas".


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