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AFP

Le CPE, casse-tête du week-end pour le gouvernement et les parlementaires UMP

dimanche 9 avril 2006

Comment remplacer le CPE par un nouveau dispositif sans donner l’impression de le supprimer purement et simplement ? C’est le casse-tête auquel sont confrontés gouvernement et parlementaires UMP pendant le week-end qualifié de "studieux"à Matignon.

La solution qui semble émerger serait, selon des sources à la fois chiraco-villepinistes et sarkozystes, le "remplacement"du CPE. Toutefois, "Matignon est encore hésitant", a-t-on précisé.
"Le remplacement est une idée chère à Nicolas Sarkozy", a-t-on rappelé dans l’entourage du président de l’UMP.

Vendredi, le "quartette" politique les ministres Jean-Louis Borloo (Cohésion sociale) et Gérard Larcher (Emploi), les présidents des groupes parlementaires UMP, Bernard Accoyer (Assemblée) et Josselin de Rohan (Sénat) a été reçu pendant plus d’une heure par le Premier ministre.
Selon une source proche du gouvernement, le "quartette", qui a eu trois jours d’entretien avec les partenaires sociaux, a présenté "deux ou trois contenus" de sortie de crise à Dominique de Villepin : modification, suspension, remplacement du CPE.

"Le Premier ministre a écouté dans un état d’esprit apaisé et constructif" et "il n’a dit ni oui ni non", ont affirmé deux sources proches du gouvernement.
L’une de ces sources a qualifié d’"exagérée " la Une du Monde, selon lequel " le compromis sur le CPE est refusé par Villepin" qui "rejette la sortie de crise négociée par l’UMP".

Pendant tout le week-end, M. de Villepin devait avoir "des consultations avec les ministres du pôle social et les présidents des groupes UMP", a-t-on indiqué dans l’entourage du Premier ministre.

De même source, on a également indiqué que M. de Villepin s’était entretenu samedi matin avec Nicolas Sarkozy, président de l’UMP et numéro deux du gouvernement.

Un élu UMP a par ailleurs affirmé que le Premier ministre devait également s’entretenir au cours du week-end avec le président Jacques Chirac.
Des "échanges téléphoniques" avec les syndicats se poursuivaient également ce week-end.

Si l’on convient que le CPE pourrait être remplacé, reste encore à savoir par quoi exactement.

François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, avait affirmé vendredi que la CFDT proposait l’idée d’un nouveau type de contrat aidé pour remplacer "immédiatement" le CPE, tandis que parallèlement les partenaires sociaux seraient invités à discuter de l’insertion des jeunes "en général".

Mais, selon un autre élu sarkozyste, les autres syndicats "réformistes" était contre cette idée et la CFDT y renoncerait pour ne pas rompre le front syndical.

Selon d’autres élus, l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances pourrait être remplacé par un dispositif ciblé uniquement sur les jeunes en difficulté.

Certains affirment que ce pourrait être un contrat aidé pour les non diplômés, solution pouvant être couplée avec des négociations sur l’emploi des jeunes.
Gouvernement et parlementaires UMP se sont donnés jusqu’à lundi pour trouver une solution. L’intersyndicale, qui a donné jusqu’au 17 avril (Lundi de Pâques) au gouvernement pour retirer le CPE, doit se réunir à 16h30 lundi pour décider d’une éventuelle nouvelle mobilisation.

Comme le résumait vendredi soir un élu sarkozyste : "Ce n’est pas gagné ! Et tout ça pour éviter le mot qui fâche : abrogation" et qui donnerait l’impression de capituler en rase campagne".


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