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AFP : Mercredi 13 septembre 2006

Des centaines de lycéens à la recherche d’un lycée pour faire leur rentrée

Par Lucile MALANDAIN
mercredi 13 septembre 2006

PARIS (AFP) - Des centaines d’élèves, pour la plupart redoublant leur terminale ou intégrant une filière professionnelle, ne savent toujours pas, dix jours après la rentrée, dans quel lycée ils passeront leur année scolaire, un rituel de rentrée dénoncé mercredi par la FCPE.

"On aurait espéré moins de problèmes d’affectation puisque davantage d’élèves ont eu le bac cette année, mais ce n’est pas le cas", a expliqué devant la presse Faride Hamana, président de la principale fédération de parents d’élèves.

Il a précisé que le logiciel Pame qui gère les affectations en lycées professionnels avait de plus connu un "problème de procédure" qui a créé une "inflation" d’élèves non affectés en première année de BEP et CAP.

L’inadéquation entre l’offre et la demande de ces formations est également un problème récurrent de la rentrée. Le BEP sciences médico-sociales est par exemple beaucoup plus demandé que le BEP menuiserie et de nombreux élèves n’obtiennent d’inscription que pour leur troisième choix.

Refusés dans des filières professionnelles engorgées ou récents ajournés au bac, les "sans-bahut" seraient plusieurs centaines, selon la FCPE, notamment en région parisienne mais aussi dans l’Hérault, le Var, le Calvados ou l’Aude.
La fédération évoque même 3.000 "sans-lycée-fixe", essentiellement des redoublants de terminale, rien que dans l’académie de Versailles.

"C’est un chiffre qui était valable il y a deux ans !", a assuré le rectorat de Versailles. Selon lui, il ne restait plus mercredi que 492 élèves à caser.

L’académie de Versailles souffre d’un "manque structurel de places dans l’enseignement professionnel", a expliqué à l’AFP le rectorat, compensé, a-t-il estimé, en grande partie par la création depuis 2005 de 52 nouvelles classes de BEP et CAP.

"On a aussi travaillé sur l’orientation avec les chefs d’établissement parce que notre académie orientait beaucoup vers les voies professionnelles", ajoute le rectorat, satisfait d’avoir constaté en juin que 900 élèves supplémentaires avaient été dirigés vers la voie générale, où il n’y a pas de problème de places.

Selon lui, "aucun élève ne restera sur la carreau", les redoublants de terminale auront une affectation éloignée de chez eux, et les candidats au lycée professionnel, "souvent en échec scolaire", seront accueillis pour une année par les missions générales d’insertion (MGI), avec lesquelles ils définiront leur projet personnel de formation pour l’année suivante.

Mais la FCPE ne décolère pas. "Il arrive que le chef d’établissement préfère que l’élève redouble ailleurs, pour ne pas entacher une deuxième année de suite les résultats de son établissement", selon Faride Hamana, assurant que "certains proviseurs envoient les parents vers le privé ou le Cned" (Ccentre national d’enseignement à distance).

La fédération rappelle qu’un décret de 1990 prévoit les modalités d’accueil des redoublants de terminale et que l’Education nationale a été condamnée en 1999 parce que le refus d’accueil d’une redoublante cachait une sanction délibérée à son encontre.

Cependant, les chefs d’établissement sont tenus de donner la priorité aux élèves de première et d’accueillir les redoublants s’il reste des places.
"Souvent, une classe de terminale est supprimée et on concentre plus d’élèves dans chaque classe, donc il n’y a plus moyen d’accueillir les redoublants", fulmine M. Hamana.


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