AGI !

Initiative Interprofessionnelle

Manifeste AGI !
jeudi 26 février 2004 par Webmestre

Suite aux mouvements sociaux de mai et juin derniers, un groupe
d’enseignants syndiqués et non-syndiqués s’est rassemblé autour
d’un forum de discussion sur internet : Pénélope. Cela a permis de
prolonger la réflexion sur les multiples attaques du gouvernement, et
d’analyser les raisons de l’échec du mouvement. Face à l’atonie des
syndicats depuis la rentrée, et face à l’urgence de la situation, une
idée forte a fédéré notre groupe : créer des liens entre les différents
secteurs professionnels, publics comme privés, provoquer une proximité
favorisant la mise en perspective de solutions aux problèmes
communs
. Un premier pas a été fait dans cette direction le 23 janvier
2004, lors d’une assemblée générale interprofessionnelle regroupant
25 personnes.

LES RAISONS : L’inquiétude face aux projets du gouvernement qui mettent
à mal les fondements mêmes de notre société :
- droit de grève
- droit du travail
- décentralisation systématique
- réforme des retraites
- statut des intermittents... et aussi dans le collimateur :
- loi sur la protection sociale, loi hôpital 2007...

toutes réformes qualifiées de “nécessaires”, mais qui constituent
dans les faits des régressions sans précédent dans les acquis
sociaux. Comment ne pas réagir face à un sabotage d’une telle
ampleur ?

L’IDÉE : Confrontés à un pari social et politique majeur, nous nous donnons
comme mission prioritaire de mettre en perspective les
luttes locales, de les resituer dans le contexte général de cette
offensive gouvernementale contraire à une idée solidaire de la
société, de permettre une lecture globale des enjeux d’une lutte
interprofessionnelle, de favoriser chaque fois que c’est possible
les liens entre les secteurs, et même de les provoquer.

Il faut créer toutes les conditions nécessaires à la réussite de
notre seule arme efficace : une grève multi-sectorielle, puissante,
reconductible et massive.

Il est vital et urgent de nous faire entendre collectivement.

LES PRIORITÉS : Fédérer les énergies existantes, initier un mouvement
multisectoriel apte à recréer les conditions d’un redémarrage de
la lutte. Ce que nous perdrons dans l’inaction syndicale nous ne
le regagnerons pas dans les urnes !

NOUS VOUS DONNONS RENDEZ-VOUS LE
VENDREDI 20 FÉVRIER À 20H00
SALLE DE RÉUNION DE LA
MAISON DES SYNDICATS

Jamais l’offensive libérale ne s’est montrée sous un jour
aussi arrogant, aussi cynique. Jamais elle n’a été à l’œuvre avec
une telle rapidité, une telle ampleur, touchant des secteurs divers
simultanément, remettant en cause des acquis gagnés de
haute lutte par nos ainés.

Multipliant depuis le début de l’année les déclarations et les
propositions de lois, ce gouvernement a le mérite d’annoncer
clairement son objectif : détruire les services publics dans notre
pays, livrer tout ce qui présente une perspective de rentabilité
au secteur privé et ne laisser que ce qui coûte à la charge de
l’état, donc à la nôtre. C’est un principe de base du capitalisme :
privatiser les bénéfices et nationaliser les pertes.

En quelques mois, il n’a pas chômé : loi portant modification
aux régimes de retraites (dont la publication des décrets
d’application montre un durcissement par rapport à la loi elle-même),
atteinte au statut des intermittents du spectacle, déremboursement
de certains soins et médicaments, agravation des
conditions d’allocations de nombreux chômeurs, privatisation totale
ou partielle de nombreux secteurs publics (Airfrance, EDF,
France Télécom, Poste...), budget hypothéquant l’avenir dans de
nombreux domaines comme la santé, l’enseignement, la recherche,
la culture... vote par l’assemblée de décrets pulvérisant les
cadres régissant la loi du travail, ouvrant ainsi la possibilité
d’accords dérogatoires par branches ou même par entreprises,
bref à une jungle encore plus sauvage qu’elle ne l’est déjà
aujourd’hui...

Et l’avenir ne montre pas de pause : mise en place de la
loi Hôpital 2007, loi sur la protection sociale avec certainement à
la clé l’ouverture au capital de cette formidable manne, naguère
inaccessible, que représente la sécurité sociale, atteinte historique
au droit de grève par la mise en place du service minimum
dans les transports d’abord, puis dans l’ensemble du service public
ensuite, mise en place de la réforme de l’école dont on devine
bien quels en seront les piliers : économies sur les moyens,
désengagement de l’état à travers une décentralisation maquillée
en modernisme et intervention directe du secteur privé
dans les contenus et les intervenants (cf les accords entre
l’Education Nationale et le groupe Accor dans le secteur de
l’enseignement hôtelier, ouverture d’une université Philips à
Caen, infiltration de Nestlé en primaire... les exemples se multiplient).

Ce sont ces atteintes massives à une société solidaire, ces
offensives répétées contre l’idée d’une société fondée sur un
meilleur partage des richesses et du travail, d’une communautarisation
du progrès social, qui nous ont fait descendre dans la
rue au printemps dernier.

Ce document a été distribué lors du Forum Social à Chambéry le 4 février 2004.


titre documents joints

Tract original annonçant la réunion du 20 février 2004

26 février 2004
info document : PDF
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