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Barroso : "trouver une nouvelle synthèse entre dynamisme économique et cohésion sociale"

dimanche 28 novembre 2004

Le nouveau président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, appelle les Ving-Cinq à "trouver une nouvelle synthèse entre dynamisme économique et cohésion sociale", dans une interview aux Echos parue lundi, au jour de sa prise de fonctions.

"Il ne s’agit pas de remettre en cause notre modèle mais au contraire de le conserver en le modernisant", plaide-t-il avant de lancer cette mise en garde : "en l’absence d’une plus forte croissance et d’une meilleure productivité, on ne pourra pas maintenir des niveaux élevés de protection sociale et des exigences environnementales qui font partie de l’acquis européen".

"Soit on s’adapte, soit on perdra la bataille économique", prévient-il encore, "le vieillissement de nos populations et la concurrence croissante des Etats-Unis et des pays émergents nous obligent à réagir".

"Tout ce qui est lié à la croissance, tout ce qui a trait à l’espace de liberté et de justice, et permet de renforcer le rôle de l’Europe dans le monde, voilà les priorités de mon mandat", souligne M. Barroso qui estime que "la Commission peut être un catalyseur de réformes".

"Nous sommes là pour aider les vingt-cinq Etats membres et s’ils le veulent, nous pouvons gagner la bataille de la compétitivité de l’Europe", enchaîne-t-il.

Pour le nouveau président de la Commission, "ce qui importe, c’est garder l’esprit européen dans une Union élargie car sans une complicité positive entre les responsables des différentes institutions, on risque le blocage".

Interrogé sur la dérive libérale de l’UE dénoncée par certains socialistes français, M. Barroso estime qu’il "se développe des mythes anti-européens, des populismes de droite et de gauche (...) vraiment inquiétants". Il note que l’économie sociale de marché et la reconnaissance des droits sociaux, absents du Traité de Rome, figurent en revanche dans le projet de Constitution européenne.

M. Barroso, qui souhaite "que l’exercice des pouvoirs et des compétences en Europe se fasse avec un esprit de modération et la recherche d’un consensus", annonce par ailleurs un premier "document qui sera proposé aux gouvernements" en janvier.

Il évoque "un calendrier européen (qui) pourrait aider les Etats à programmer leurs efforts, dans le domaine de la recherche, par exemple" et estime nécessaire "de resserrer les objectifs autour de la compétitivité" et de "mieux organiser les réformes".

Sur la délicate question du budget de l’UE, il relève qu’on "ne peut pas demander à l’Europe d’avoir plus d’ambition avec moins de moyens" mais estime qu’on "finira par trouver un compromis".

M. Barroso en appelle à l’actuel ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier : "Je compte sur lui pour trouver une solution constructive et je connais l’attachement de Jacques Chirac pour l’Europe".

Quant au Pacte de stabilité, "il faut le réviser sans l’affaiblir par une flexibilité excessive", dit-il.


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